Archives par étiquette : mentorat

Qu’est-ce qu’un mentor peut m’apporter ?

Voici arrivée l’effervescence de la rentrée avec tout le questionnement qui l’accompagne. Comment seront mes groupes? Comment se passera mon premier cours ? Je n’ai jamais enseigné à un grand groupe; comment capter l’attention des étudiants? Comment rendre mon enseignement plus dynamique ? Comment traiter certaines situations difficiles en classe? Comment puis-je gérer mon stress ?

La plupart de nos collègues se sont déjà posé ces questions, y ont réfléchi, et ont testé certaines méthodes, quelquefois avec succès, quelquefois non. Certains d’entre eux se sont démarqués par l’originalité et l’efficacité de leurs approches et désirent partager avec d’autres leurs expériences. Ces chargés de cours ont acquis la réputation d’enseignants compétents, à l’écoute et passionnés par l’enseignement. Ce sont nos mentors !

Le SCCCUM, en collaboration avec l’UdeM, offre pour la toute première fois aux chargés de cours la possibilité d’être accompagnés par un mentor qui connaît bien leurs inquiétudes, leurs angoisses, leurs questionnements, leurs difficultés : il les a vécus. Le mentor est une personne qui ne juge pas et qui a reçu une formation la rendant apte à accompagner, conseiller et soutenir.

Oui, mais…

Que va-t-on penser de moi ?

J’aurai l’air de quelqu’un qui n’est pas sûr de sa compétence.

Je suis déjà très occupé, combien de mon temps cela prendra-t-il ?

Est-ce que je subirai une évaluation qui sera mise à mon dossier ?

Est-ce qu’on pourra me reprocher mes lacunes ?

La relation entre un mentor et un mentoré est strictement confidentielle. Il en est ainsi de tout ce qui se dira entre eux. Le mentor s’y est engagé et est tenu de suivre un code d’éthique. La façon dont se déroulera la relation entre le mentor et le mentoré sera déterminée par et entre eux, en tenant compte des contraintes et des disponibilités de chacun. Comme tout se passe entre eux, l’Université n’est d’aucune façon tenue au courant des échanges entre le mentor et le mentoré. Elle ne sait même pas que vous bénéficiez du soutien d’un mentor, à moins que vous-même ne le disiez.

Bénéficier de l’accompagnement d’un mentor n’est pas une faiblesse, c’est une force !

Oui, mais…

Quelles sont mes obligations ?

Et si je ne m’entends pas avec mon mentor ?

Les obligations des mentorés sont de s’investir dans la relation et d’y jouer un rôle proactif. Le mentoré est le premier responsable du succès de la relation. Il doit être aussi disponible que ce à quoi il s’est engagé. Il doit respecter le fait que son mentor n’ait pas réponse à tout, et contribuer à la recherche de solutions. Il doit reconnaître l’effort que fait le mentor qui agit de façon complètement bénévole et chercher à lui faciliter la tâche. La relation doit être bâtie sur la confiance et le respect mutuels.

La première étape d’une relation mentorale, tout comme pour les autres types de relation, est de faire connaissance. La première chose que vous proposera votre mentor sera peut-être  d’aller prendre un café. Vous parlerez de vous et il parlera de lui. Ainsi s’établira la relation… ou pas. Dans tous les cas, rien n’est forcé. Si, en cours de route, les choses se dégradent et qu’aucune solution n’est trouvée, ni le mentor ni vous n’êtes dans l’obligation de poursuivre la relation.

Il s’agit d’un service offert grâce à la générosité des mentors, et sans aucune obligation monétaire pour les mentorés, afin que nos membres puissent accomplir leur travail en éprouvant le sentiment d’accomplissement professionnel qui fait que l’on est heureux d’exercer son métier d’enseignant.

Ça m’intéresse ! Comment faire ?

Il suffit de consulter le site du SCCCUM (www.scccum.ca), sous l’onglet « Mentorat ». Vous y trouverez la description de chacun des mentors qui vous aidera à choisir quelqu’un avec qui vous pensez pouvoir avoir des affinités. Vous remplissez ensuite le Formulaire de demande de pairage qui sera automatiquement transmis au coordonnateur du programme en cliquant sur « Envoyer ». Votre demande sera ensuite transmise au mentor choisi qui entrera en contact avec vous.

Si vous avez besoin d’informations supplémentaires, n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse mentorat@scccum.ca

Guide à l’intention des mentorés

 

Le programme de mentorat élaboré et mis en place par le SCCCUM, en collaboration avec l’Université vise à aider nos membres à développer leurs habiletés en enseignement. Avec celui-ci, nous souhaitons améliorer votre qualité de vie au travail, votre sentiment de compétence, le contrôle de votre stress et votre intégration à la vie universitaire.

Les mentors sont des chargés de cours qui se sont portés bénévoles pour soutenir leurs collègues. Ils ont reçu une formation à cet effet et ont été choisis parce qu’ils sont reconnus pour leurs compétences en enseignement, leur désir d’aider et leurs habiletés relationnelles et communicationnelles. Mais plus encore, ils ont vécu ce que vous vivez.

Vous ne serez pas jugé, mais accompagné par quelqu’un qui comprend vos difficultés, vos défis et vos questionnements.

Philosophie du mentorat

Le mentorat est une pratique qui vise le partage des compétences entre pairs. Évidemment, l’échange sous-entend que l’une des parties, le mentor, possède un savoir-faire et une expérience plus riches que l’autre, le mentoré.Toutefois, un des principes fondamentaux du mentorat est l’échange qui implique une dynamique dans laquelle les deux parties évoluent et progressent ensemble. Chacun, à la lumière de ses connaissances et de ses expériences, et à sa mesure, apporte quelque chose à l’autre.

Il ne s’agit donc pas d’une relation à sens unique. Et dans cette perspective, le mentoré ne doit pas s’attendre à ce que son mentor dirige seul la relation. Il s’agit d’un travail d’équipe. Une relation égalitaire dans laquelle les deux ont à gagner.

Le rôle du mentor

Le mentor est un guide. Il cherche à favoriser l’échange entre les parties. Il écoute le mentoré et l’aide à bien formuler ses besoins, ses difficultés et ses attentes, mais aussi à identifier des pistes de solutions. Voici les principaux éléments qui orientent l’attitude et le rôle du mentor :

  • Chercher à comprendre sans juger;
  • Partager ses expériences, ses bons coups, comme ses mauvais;
  • Favoriser, par sa contribution aux échanges, l’émergence de pistes de solutions;
  • Participer à l’efficacité et au bénéfice tiré de la relation;
  • Établir avec le mentoré des objectifs, un plan d’action et un mode de fonctionnement de la relation;
  • Participer à l’établissement d’un climat d’harmonie, de confiance et de respect au sein de la dyade;
  • Donner au mentoré une rétroaction positive;
  • Collaborer avec le mentoré à l’évaluation des résultats de la dyade;

Les limites du mentorat

Une des clés du succès d’une relation mentorale réside dans la discipline que se donneront les parties pour en respecter les limites.

Plusieurs enjeux reliés à l’enseignement et aux difficultés personnelles sont déjà pris en charge par l’un ou l’autre des services offerts par l’Université :

  • Programme d’aide aux employés et à la famille (PAEF)
  • Centre étudiant de soutien à la réussite (CÉSAR)
  • Service d’appui à la formation interdisciplinaire et à la réussite étudiante (SAFIRE)
  • Services de soutien à l’enseignement (SEE)
  • Service de soutien technique pour la plate-forme Studium

Puisque le mentorat a comme objectif principal le développement des habiletés d’enseignement grâce aux échanges entre pairs, donc basés sur l’expérience et l’acquisition du savoir-faire, le mentoré est encouragé à faire appel à l’un de ces services pour les questions ne relevant pas des objectifs du mentorat. Ainsi, les travaux de la dyade seront plus productifs.

Le rôle du mentoré

Voici les principales responsabilités du mentoré pour assurer le succès de la relation :

  • Bien préciser ses besoins et ses attentes;
  • Participer concrètement à l’établissement d’un plan d’action incluant la recherche de solutions;
  • Être disponible;
  • Avoir une attitude proactive;
  • Être ouvert aux suggestions et aux critiques constructives;
  • Être préparé lors des rencontres avec le mentor;
  • Être proactif dans son développement;
  • Documenter les rencontres et les actions entreprises;
  • Respecter les ententes prises avec le mentor;
  • Tenir le mentor informé de sa perception des bénéfices de la relation, mais aussi des difficultés ressenties;
  • Reconnaître les efforts que fait le mentor qui agit de façon complètement bénévole et chercher à lui faciliter la tâche;
  • Contribuer à l’évaluation du programme en répondant aux sondages et questionnaires d’évaluation du programme de mentorat;

Durée de vie de la dyade

Afin de permettre au plus grand nombre possible de profiter de ce service, la durée d’une dyade ne devrait pas dépasser un an. Cette règle encourage par la même occasion l’efficacité des travaux.

Par ailleurs, si des insatisfactions majeures apparaissent et que les efforts des parties pour les résoudre n’aient pas porté fruit, il est possible, pour l’une ou l’autre, de mettre fin à la relation. Le coordonnateur du programme devra être informé de la situation avant que les parties en arrivent à cette décision.

L’éthique

 En participant au programme de mentorat, le mentor adhère aux règles d’éthique suivantes :

  • La confidentialité est l’une des principales règles d’éthique régissant une relation de mentorat.Cette règle est d’autant plus importante si le mentor accompagne plus d’un mentoré, car le risque est grand que par des allusions, des personnes puissent être identifiées. La confiance du mentoré sera en partie tributaire de la confidentialité exercée par le mentor.
  • Le mentorat est une activité bénévole. Aucune forme de rémunération ni de reconnaissance tangible ne peut être exigée ou attendue.
  • Le mentor doit, dans ses interventions, ses conseils, ses communications, agir d’abord dans l’intérêt du mentoré.
  • Le mentor doit éviter de se trouver dans une situation de conflit d’intérêts, par exemple, en faisant partie d’un comité au sein duquel seront discutés des sujets touchant directement le mentoré.
  • Le mentor s’engage à respecter en toute occasion le mentoré et ses particularités (sexe, nationalité, orientation sexuelle, difficultés particulières, situations de handicap, etc.). Ces spécificités peuvent influer sur la façon de communiquer et d’exercer une influence positive auprès du mentoré.
  • Le mentor respecte ses engagements envers le mentoré (disponibilité, respect de la parole donnée, transparence, qualité de la préparation et des interventions).

Le mentoré, quant à lui, s’engage à respecter les règles suivantes :

  • Respecter la confidentialité. Afin de favoriser les échanges directs et francs, il est essentiel que le mentoré respecte rigoureusement la confidentialité entourant les informations concernant son mentor;
  • Respecter les engagements pris avec le mentor;
  • Respecter les limites du mentor en reconnaissant qu’il ne peut avoir réponse à tout;
  • Ne pas chercher à obtenir d’avantages indus de la part d’un mentor;
  • Ne jamais dénigrer son mentor;
  • Reconnaître les efforts et l’implication de son mentor.