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Liberté d’enseignement : Le Regroupement Université de la FNEEQ adopte une résolution

Liberté d’enseignement : Le Regroupement Université de la FNEEQ adopte une résolution

 Considérant la mission des universités de diffuser les connaissances, de former des esprits critiques et indépendants;

Considérant la recommandation sur la défense de la liberté d’expression des enseignantes et des enseignants, adoptée au 32e congrès de la FNEEQ;

Considérant que la liberté académique constitue une valeur fondamentale des universités;

Considérant la contribution déterminante des personnes chargées de cours, l’expertise professionnelle et pédagogique qu’elles représentent et leur apport essentiel à la formation des étudiantes et des étudiants;

IL EST PROPOSÉ que le Regroupement université :

DÉNONCE toute forme de racisme et d’usage de propos haineux visant à déprécier, à humilier ou à déshumaniser des personnes ou des groupes sociaux;

RAPPELLE la responsabilité sociale des universités et de leurs enseignantes et enseignants quant aux luttes à toutes les inégalités, dont le racisme;

RÉITÈRE que les enseignantes et les enseignants ont droit à la liberté d’enseignement, notamment à l’égard du contenu à enseigner et aux méthodes pédagogiques à privilégier;

INTERPELLE les directions et les administrations des universités afin qu’elles s’engagent à respecter et à défendre la liberté académique de tous les membres de leur communauté;

RAPPELLE que la lutte au racisme et à la discrimination nécessite la tenue de débats sensibles, notamment sur l’utilisation contextualisée de certains termes blessants ayant un lourd passé historique;

CONDAMNE la diffusion de renseignements personnels relatifs à des enseignantes ou des enseignants, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, qui favorise la généralisation de commentaires souvent haineux et harcelants;

DÉNONCE l’attitude de l’administration de l’Université d’Ottawa qui a fait preuve de violence institutionnelle envers une enseignante précarisée;

AFFIRME sa solidarité envers la chargée de cours et professeure à temps partiel, madame Verushka Lieutenant-Duval, suspendue injustement par l’Université d’Ottawa.