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Vote sur une entente de principe

 

 

CONVOCATION À UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE

  • Date : mardi 27 juin 2017
  • Heure : 12 h
  • Pavillon : 3200 Jean-Brillant
  • Local : B-0305

Chères et chers membres,

C’est avec enthousiasme que nous vous convoquons à une assemblée générale spéciale sur une entente de principe en vue du renouvellement de notre convention collective.

Lors de la séance de négociation du 20 juin dernier, notre Comité de négociation et l’Université de Montréal sont arrivés à une entente de principe. Retenons que cette entente intervient à la suite de deux années de négociation et qu'elle a requis l'intervention d'un conciliateur.

D’ores et déjà, nous pouvons vous dire que nous avons obtenu des gains majeurs. Le Comité de négociation et le Conseil exécutif du SCCCUM recommandent l’acceptation de cette entente de principe.

Nous vous convoquons donc à une assemblée générale spéciale qui se tiendra le mardi 27 juin à midi au local B-0305 du pavillon Jean-Brillant. Les seuls objectifs de cette assemblée seront de vous présenter l’entente de principe et de la soumettre à votre acceptation par scrutin secret.

Ordre du jour

  1. Ouverture de l’assemblée et élection d’une présidence d’assemblée
  2. Lecture et adoption de l’ordre du jour
  3. Mot de la présidence
  4. Rapport de négociation et présentation de l’entente de principe
  5. Période de questions
  6. Vote à scrutin secret sur l’entente de principe
  7. Levée de l’assemblée

Nous vous rappelons que les frais de garderie et de stationnement vous seront remboursés pour l’occasion, selon les barèmes en vigueur au SCCCUM.

Au plaisir de vous y voir en grand nombre,

Votre équipe syndicale

 

Le projet de mentorat du comité Santé et sécurité au travail (SST) du SCCCUM vient de remporter une bourse de 15 000 $ de l’Université de Montréal dans le cadre du programme d'appui aux initiatives de Soutien à la réussite.
Cette initiative du SCCCUM ainsi que sept autres projets conçus par d’autres membres de la communauté universitaire, ont été retenus parmi une vingtaine de projets soumis dans le cadre de ce programme. La bourse a été remise lors du cocktail clôturant le dernier colloque « soutien la réussite étudiante 2017 ».
Le financement obtenu par le comité SST lui permettra d’offrir une formation à une quinzaine de chargées et chargés de cours qui seront les premiers mentors de cet ambitieux projet qui, dans une première étape, sera mis en place à l’automne 2017 pour une durée d’un an. Ainsi, dès septembre, des mentors formés seront disponibles pour soutenir leurs collègues, et le comité SST du SCCCUM continuera à tenir les membres informés des futurs développements du projet. Il reste aussi à l’écoute de leurs suggestions et commentaires.
Enfin, ce nouveau programme de mentorat contribuera à briser l’isolement que vivent les chargées et chargés de cours et favorisera le partage d'expériences, l’intégration et un plus grand sentiment d’appartenance. Il aidera ainsi à diminuer le stress et à augmenter le sentiment de bien-être au travail dans un climat de confiance, d'entraide et de solidarité entre chargées et chargés de cours.
Athmane Chelbi (Comité SST)

Formation en ligne

Chères et chers membres,

Votre syndicat a le plaisir de vous annoncer que les Services de soutien à l’enseignement (SSE) de l’Université de Montréal sont prêts à offrir une deuxième formation prévue par la lettre d’entente 44 pour la création des cours en ligne! La formation débutera le 12 juin et sera reconnue par l’Université comme qualifiante pour la création des cours en ligne.

Dès aujourd’hui, vous pouvez vous y inscrire en utilisant le lien suivant :
https://studium.umontreal.ca/course/view.php?id=121512. Tous les détails sur cette formation seront disponibles sur Studium à partir du 12 juin.

Si la formation en ligne vous intéresse et vous voulez acquérir les qualifications nécessaires pour pouvoir postuler, nous vous invitons vivement à suivre la formation offerte.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Ekaterina Piskunova au SCCCUM, ekaterina.piskunova@umontreal.ca.

Dans un esprit de renouveau, nous nous sommes fait un point d'honneur d'être présents et présentes lors des différentes activités organisées par nos partenaires syndicaux. Des membres de l’équipe ont participé notamment à la marche du 1er mai, où nous avons rejoint des membres des exécutifs de la FNEEQ[*] et du CCMM*, du Syndicat des chargés-es de cours de l'UQAM, du Syndicat des employés-es de soutien de l'Université de Montréal (1244), etc. Ce fut, malgré la pluie, une occasion festive.

Également dans cet esprit, nous avons participé aux États généraux de l'éducation supérieure, qui se sont tenus à l’Université Laval du 18 au 20 mai dernier. Organisés par la FNEEQ et une vingtaine de fédérations syndicales et étudiantes, ces États généraux visaient à faire converger une diversité d’acteurs du monde de l’éducation autour de revendications communes, à la veille des élections provinciales de l’automne 2018; ils nous sont apparus comme un moment incontournable de solidarité syndicale. Une petite délégation de sept membres[†] a donc pris part à cet événement rassemblant plus de 500 personnes, professeurs, chargés de cours, étudiants, professionnels et membres du personnel de soutien, tant des cégeps que des universités.

Qu’en est-il ressorti? La voix des chargés de cours de cours s’est faite fortement entendre pour souligner qu’il était impossible de penser l’avenir de l’enseignement supérieur sans prendre en compte l’ensemble des parties engagées, y compris les chargés de cours de cours, le personnel de soutien et les étudiants. S'appuyant sur l'énoncé de l’ACPPU[‡], Olivier Aubry, du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UQAM, a ainsi souligné les critères d'une véritable collégialité :

  • « favoriser l’expression d’une diversité de vues et d’opinions ;
  • protéger les participants de sorte qu’aucun d’entre eux ne soit indûment avantagé dans le processus décisionnel (en conséquence, par exemple, d’un déséquilibre du pouvoir) ;
  • assurer l’intégration de tous de façon à ce que ceux et celles qui devraient participer aient bel et bien la possibilité de le faire. »

Le président du Syndicat général des professeurs de l’UdeM, Jean Portugais, a d’ailleurs exprimé le souhait d’établir un dialogue avec les chargés de cours de cours, afin d’échanger sur nos différences et nos convergences et de dégager les dossiers sur lesquels nous pourrions travailler ensemble.

De la part des représentants des cégeps a aussi retenti un désir d’agir rapidement pour sauvegarder la mission publique du système d’enseignement et le prémunir contre les dérives marchandes (l’assurance-qualité) et les dérives managériales, ainsi que contre le mal-financement qui prive les cégeps et les universités de la marge de manœuvre nécessaire pour offrir une formation de qualité et des conditions de travail décentes. Pour plusieurs, il est urgent de lancer des actions concertées pour alerter tant nos milieux que la population en général. Certains se sont dits prêts à descendre dans la rue et à recourir à la désobéissance civile si nécessaire.

D’autres ont souligné l'importance de revoir le langage pour mieux l’opposer à la conception marchande de l’éducation : nos étudiants ne sont pas des clients, notre enseignement n’a pas à être soumis à des standards d’assurance-qualité externes au milieu universitaire, l’excellence a peu à voir avec le rang occupé dans les classements d’agence internationale, et, s’il faut parler de saine gouvernance, celle-ci devrait refléter la capacité de la communauté universitaire à définir elle-même ses orientations. L’idée d’une loi-cadre encadrant la composition des conseils d’administration des établissements d’enseignement supérieur — notamment la nomination des membres externes — a enfin soulevé beaucoup d’enthousiasme chez les personnes présentes.

Bref, loin d’être un point d'arrivée, cette rencontre a constitué un point de départ pour des concertations à poursuivre au cours de l’année. Plusieurs ont d'ailleurs souligné l'importance de tenir de véritables États généraux de l’enseignement supérieur, les derniers remontant à plus de 20 ans.

Plus près de nous, une rencontre entre l’exécutif du Syndicat des chargés-es de cours de cours de l’UQAM et le nôtre est prévue d’ici la fin juin pour poursuivre la discussion et explorer des avenues de travail en commun.

 

Françoise Guay et Michaël Séguin

 

[*] FNEEQ, Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec ; CCMM, Conseil central du Montréal métropolitain

[†] Stéphane Fauteux, Françoise Guay, Frédéric Kantorowski, Florence Lebeau, Benoit Robichaud, Michaël Séguin et Pierre G. Verge.

[‡] Association canadienne des professeures et professeurs d'université

Santé psychologique : indicateurs et facteurs de risque

Par Guy Rolland

Nul besoin de convaincre qui que ce soit de l’importance de la santé psychologique sur le mieux-être et la qualité de vie, tant au travail que dans la vie personnelle et familiale. C’est pourtant un des volets de la santé globale qui est souvent ignoré ou négligé car il est victime de perceptions et de jugements. A titre d’exemple, les problèmes de santé psychologique sont, parmi les causes d’invalidité, celle qui connaissait en 2010 la plus forte croissance (1). Entre 2002 et 2012, la proportion de la population québécoise âgée de 15 ans et plus qui estimait avoir une santé mentale très bonne ou excellente est passée de 71,8% à 68,4% (2).

Mais comment peut-on évaluer notre niveau de santé psychologique ? Contrairement à la plupart des problèmes de santé physique, la santé psychologique est difficilement mesurable et son évaluation dépend souvent de facteurs subjectifs et personnels. Ainsi en est-il également de la résistance de chacun à l’égard des diverses situations pouvant jouer sur notre santé psychologique. Les indicateurs sont donc évalués en fonction de notre propre perception et leur niveau critique peut varier d’une personne à l’autre. L’Organisation mondiale de la santé définit ainsi la santé mentale : « Un état de bien-être permettant à chacun de reconnaître ses propres capacités, de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et fructueux et de contribuer à la vie de sa communauté » (3)

Les indicateurs

Les indicateurs de détresse psychologique sont de quatre ordres et rassemblés comme suit : (4)

1- Les signes physiques : fatigue ou nervosité, maux de dos, sensation de lourdeur dans la poitrine ou l’estomac, accélération des battements du cœur, tensions musculaires, insomnie.
2- Les signes cognitifs : difficulté à prendre des décisions, distraction (faire des oublis, avoir des problèmes de concentration et d’attention), pessimisme (envisager l’avenir de façon négative), cauchemars, méfiance.
3- Les signes émotifs : Irritabilité, anxiété, dépression, colère, excitabilité.
4- Les signes comportementaux : disputes, agressivité, sautes d’humeur; isolement, non-expression; attitudes rigides; passivité; abus de café, d’alcool, de drogues, surconsommation de médicaments.

Il est à noter que pour que ces signes soient représentatifs, ils doivent s’observer à la suite de changements notables durant une courte période de temps. L’intensité et le nombre des symptômes ressentis varieront cependant d’une personne à l’autre. Il est donc préférable, dans le doute, de consulter un médecin. Le Portail santé mieux-être du Gouvernement du Québec recommande de consulter lorsque : vos symptômes durent depuis longtemps; vos crises d’anxiété se répètent; vous sentez que le réconfort de vos proches ne vous suffit plus; vous commencez à avoir de la difficulté à accomplir vos activités de tous les jours; les membres de votre entourage voient que vous avez besoin d’aide et vous le disent. (5)

Il est possible par ailleurs que l’on estime ces symptômes non significatifs, mais que l’on ressente tout de même un malaise psychologique qui pourrait être dû au stress. L’Association canadienne pour la santé mentale propose un questionnaire d’auto-évaluation de son niveau de stress. Vous pouvez facilement, en cliquant sur le lien suivant, remplir le questionnaire et obtenir en une minute ou deux votre résultat.

Les facteurs de risque

Tel que mentionné précédemment, nous vivons différemment les symptômes de détresse. Plusieurs facteurs détermineront notre façon de réagir à certains événements ou situations, notamment l’hérédité, c’est-à-dire le fait que d’autres personnes de la famille sont ou ont été atteintes de maladies mentales; des facteurs biologiques qui modifient l’équilibre chimique du cerveau (état de stress prolongé, consommation de substances, etc.); des caractéristiques du tempérament de la personne, par exemple une faible estime de soi, une difficulté à s’adapter aux différentes situations de la vie; . des maladies ou des problèmes de santé physique chroniques, par exemple le cancer, les maladies touchant la glande thyroïde, les maladies cardiovasculaires ou respiratoires. Également, la présence de facteurs de stress dans la vie de la personne qui peuvent être liés à son environnement familial (exemples : décès d’un être cher, enfance marquée par des abus, violence conjugale, exposition fréquentes à des conflits), à son environnement social (exemples : itinérance, isolement), à son environnement professionnel ou financier (exemples : perte d’emploi, faibles revenus), de même que la dépendance à l'alcool, aux drogues ou aux jeux de hasard et d'argent.

Par ailleurs, certaines personnes seraient davantage à risque de subir des problèmes de santé psychologique : Parmi celles-ci, les enfants et les adolescents qui ont vécu des expériences familiales difficiles ou qui sont exposés à la violence à l’école; les personnes qui assument seules la charge d’une famille; les personnes qui ont subi une agression sexuelle ou de la violence conjugale; les adultes qui ne travaillent pas ou qui perdent leur emploi; les personnes à faible revenu; les personnes âgées seules ou en perte d’autonomie.

La première étape vers le mieux-être psychologique est la reconnaissance de son état. C’est pourquoi nous avons débuté notre série par un inventaire des indicateurs et des facteurs de risque à la détresse psychologique. Il est important d’apporter une distinction entre la détresse psychologique dont nous avons traitée et les troubles mentaux que nous verrons dans une chronique ultérieure. Nous aborderons dans les prochaines chroniques, l’hygiène de vie et la santé psychologique, les troubles mentaux, l’importance de l’équilibre, la santé psychologique et le milieu de travail, et la maladie mentale chez un proche.

Par ailleurs, nous recevrons avec grand intérêt vos commentaires et suggestions visant à améliorer ces chroniques ou à mieux vous soutenir sur les matières reliées à la santé et à la sécurité au travail. N’hésitez donc pas à communiquer avec nous à sst@scccum.ca

(1) https://www.usherbrooke.ca/reussir-en-sante/habitudes-de-vie/sante-psychologique/

(2) http://www.bdso.gouv.qc.ca/docs-ken/multimedia/PB01671FR_portrait_sante_mentale2015H00F00.pdf

(3) http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/sante-mentale/

(4) www.csssouestdelile.qc.ca/fileadmin/csss.../signespsychologiques.doc

(5) http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/sante-mentale/#symptomes-physiques