syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Montréal

FEP et transformation institutionnelle

Lors de la réunion du Confep du 23 mars 2016, le doyen de la Faculté de l’éducation permanente, Christian Blanchette, a fait rapport sur la transformation institutionnelle.

La tension était palpable à la réunion du Confep (Conseil d’administration de la FEP), au moment où le doyen de la Faculté de l’éducation permanente, Christian Blanchette, a abordé ce sujet lors de son rapport.

Christian Blanchette fait partie du comité organisateur du groupe inter-décanal qui réfléchit à la transformation institutionnelle et qui s’est réuni à plusieurs reprises (prochaines rencontres prévues les 15 et 29 avril). À ce titre, il est bien placé pour défendre la FEP, qui a connu jusqu’à récemment une forte hausse de ses inscriptions et qui joue un rôle remarqué dans le monde de l’éducation continue au Canada.

Le doyen est revenu sur l’épisode de la fameuse entrevue du Devoir[1] qui a fait jaser et que mentionneraient même avec inquiétude les nouvelles recrues de la FEP. Tout cela est parti du fameux diagramme où brillaient par leur absence et la Faculté de l’éducation permanente, et les chargés de cours – il existe un lien symbolique entre les deux puisque la FEP n’emploie que cette catégorie de personnel enseignant.

Comme le président du SCCCUM, Frédéric Kantorowski, Christian Blanchette est intervenu devant l’assemblée universitaire pour demander que cette choquante omission soit réparée – ce qui fut fait rapidement. Mais la rumeur de démantèlement de la FEP était partie et n’a fait que s’emballer du fait que la direction ne l’a ni infirmée ni confirmée.

Ce refus de se prononcer de la part de la direction, explique le doyen, est dû au fait qu’une prise de position ferme en regard de la FEP exigerait de faire de même en ce qui concerne les autres facultés. Or, puisque « toutes les options sont sur la table », ce n’est tout simplement pas possible.

Les grandes lignes de la transformation institutionnelle

Selon Christian Blanchette, la transformation vise les structures de gestion et non la mission de l’éducation supérieure.

Alors que se déroule la consultation de la communauté udémienne, dont les résultats ne sont pas encore connus, voici dans les grandes lignes ce qui ressort des séances de travail du groupe des doyens :

  • L’Université de Montréal doit développer et affirmer son identité institutionnelle;
  • Elle doit être une université citoyenne qui se préoccupe des « grands enjeux » et qui a un impact au sein de la société;
  • Elle doit s’affirmer à titre d’université francophone « au carrefour des aires culturelles »;
  • Elle doit « répondre aux besoins des parcours multiples tout au long de la vie »;
  • Elle doit attirer les meilleurs professeurs (ou enseignants au sens large[2] ?) et les meilleurs étudiants, et leur fournir « les meilleures conditions d’apprentissage et de recherche »;
  • Elle doit développer une plus grande « agilité » dans ses relations inter-facultaires;
  • Elle doit revoir ses modèles financiers et sa gestion.

Formation continue et enseignement supérieur : pourquoi pas ?

Le doyen Blanchette a rappelé que non seulement « la communauté de la FEP sert bien ses étudiants », mais que de grandes universités telles Harvard ou Oxford (qui possède la plus ancienne unité de formation continue universitaire) conjuguent formation continue et enseignement supérieur.

Ainsi, selon lui, les universités devraient être présentes sur les forums tenus par le gouvernement sur la formation continue, et il a fait des représentations à cet effet.

[1] http://www.ledevoir.com/societe/education/464719/un-projet-de-refonte-de-l-universite-de-montreal-cree-des-remous

[2] Note de la rédactrice