Historique

Notre Syndicat est créé durant les années 1970, dans le contexte mouvementé de la syndicalisation des professeur.e.s et chargé.e.s de cours au Québec. Chaque période de l’histoire du SCCCUM témoigne de l’histoire de l’Université et celle de l’enseignement supérieur. L’équipe tient à souligner la contribution de l’historien Henri Goulet dont l’ Histoire du Syndicat des chargé-e-s de cours de l’Université de Montréal, 1978-1998 a contribué la plus grande partie de cet historique.

Navigation rapide :

lancement du  Manifeste pour la fondation du SPUM (Syndicat des professeurs de l’Université de Montréal).

Sanction de la nouvelle charte de l’Université de Montréal, désormais laïque. Création de l’Assemblée universitaire.

le SPUM compte 201 membres sur 882 professeurs. De ces 201, plus de la moitié (105) sont chargé.e.s d’enseignement précaires.

accréditation du Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ), affilié à la CSN.

accréditation du Syndicat général des professeurs de l’Université de Montréal (SGPUM).

dans la revue La maîtresse d’école, le groupe “Pédagogie progressiste” formé de chargé.e.s de cours et professeur.e.s. de la Faculté des sciences de l’éducation, dénonce le classement des élèves de la CECM entre ‘faibles’, ‘moyen’ et ‘forts’.

grève des étudiant.e.s de la Faculté des sciences de l’éducation, contre la répression des chargé.e.s de cours et professeur.e.s de la section “Pédagogie progressiste”, et contre l’annulation de l’option “Pédagogie progressiste”. Les premières personnes chargées de cours oeuvrant pour la syndicalisation sont liées à cette faculté ainsi qu’à la Faculté de l’éducation permanente (créée en 1974).

le Conseil syndical du SGPUM recommande la formation d’un comité sur la situation des chargé.e.s de cours à l’Université de Montréal. Le comité est reconnu par l’UdeM par lettre d’entente.

accréditation du Syndicat des chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ)

assemblée de fondation du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal SCCCUM, au Centre Saint-Pierre, rue Panet. À cette occasion la trentaine de personnes présentes décide de s’affilier à la CSN, adopte des statuts provisoires, et élit un exécutif provisoire. Claude Gingras sera président ; Pierrette Richard vice-présidente ; Guy Lachaîne secrétaire ; Louise Van Diesburg trésorière. À ces personnes s’ajoutent trois directeur.e.s : Dominique Parent, Robert Cadotte, Katherine Lippel.

le comité paritaire UdeM reconnaît 778 charg.é.es de cours: doctorant.e.s, “experts” (équivalents au double emploi),

dépôt de la requête en accréditation du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal SCCCUM

13 décembre 1978 : dépôt de la requête en accréditation du SCCCUM ; le premier mars 1979, l’Université de Montréal conteste cette décision. À l’époque, une charge de trois crédits à l’UdeM est rémunérée 1125$. Durant cette période pré-accréditation, le SCCCUM conteste la suspension ou le congédiement de membres pour activité syndicale, la hausse de l’assignation de professeurs permanents à des charges d’enseignement à la FEP, l’accès des membres à l’assurance-chômage, et lutte contre un projet de règlement qui plafonnerait la charge annuelle à six crédits.

l’Assemblée générale du SCCCUM élit Guy Lachaîne à la présidence. 

Après trois jours d’audience, un commissaire du Bureau du commissaire général du travail donne raison au SCCCUM, officialisant son accréditation. Le précédent que représente l’accréditation du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM SCCCUQ, fut déterminant.

le juge Girouard rejette l’appel de la décision de décembre 1979, déposé par l’UdeM, ce qui maintient l’accréditation du SCCCUM. Le juge ordonne l’inclusion des chargé.e.s de clinique et de formation pratique dans l’unité d’accréditation SCCCUM, ce qui exige un nouveau scrutin secret des enseignant.e.s. contractuels afin de valider le caractère représentatif du SCCCUM.

la majorité absolue des enseignant.e.s contractuels vote en faveur de l’adhésion au SCCCUM ; fin janvier l’Université de Montréal annonce qu’elle conteste l’élection.

le commissaire Devlin annule le scrutin de décembre 1980 et ordonne la tenue d’un nouveau vote. L’Assemblée générale du SCCCUM appuie le boycott de ce scrutin, en faveur d’une nouvelle campagne de syndicalisation.

le SCCCUM dépose une seconde requête en accréditation, fort de la signature de 556 cartes de membre. Le commissaire Devlin refuse de la traiter, en attendant l’appel sur le scrutin de décembre 1980.

le juge Lesage reconnaît la légitimité du scrutin de décembre 1980, accréditant le SCCCUM pour la troisième fois. L’Université de Montréal appelle cette décision en Cour supérieure.

le juge Blanchet, de la Cour supérieure du Québec, annule la décision Lesage et l’accréditation du SCCCUM.

la Cour d’appel du Québec donne raison au SCCCUM et restaure son accréditation.

la Cour suprême du Canada refuse d’entendre l’appel de l’Université de Montréal. L’UdeM conteste l’inclusion des personnes chargées de clinique devant le Bureau du commissaire général du travail.

le commissaire Dufault inclut les corps d’emploi suivants dans l’unité d’accréditation SCCCUM : chargé.e.s de cours, chargé.e.s de clinique, chargé.e.s de formation pratique et de formation clinique. L’Université de Montréal appelle de cette décision ; l’appel est rejeté en août 1988.

l’Assemblée générale relance l’activité du SCCCUM suite à la restauration de l’accréditation prononcée fin octobre. Guy Lachaîne est reconduit à la présidence ; l’exécutif est complété par le vice-président Laval Rioux (Aménagement), Yves Clermont (FEP), Anne Vigeant (FEP), Richard Mercier (médecine dentaire), Charles Overy (musique), Maurice Aumont (FEP), Dominique. Barot (FEP). L’assemblée reconnaît deux priorités : d’une part la préparation de la négociation de la première convention collective, de l’autre la mobilisation des membres.

sur une dizaine de séances de l’Assemblée générale, les membres reçoivent un projet de convention collective (11 mars 1986) et élisent un premier comité de négociation (2 juin 1986). Le projet de convention collective est complété à l’Assemblée du 15 octobre 1986. Le comité de négociation est formé de Nicole Bélanger, Laval Rioux, Yves Clermont et Guy Lachaîne. Guy Beaulieu de la FNEEQ-CSN sera porte-parole à la table de négociation. Dominique Barot coordonnera le premier comité de mobilisation.

plus de 230 personnes membres réunies en Assemblée générale ratifient la première entente de principe entre le SCCCUM et l’Université de Montréal.

le SCCCUM emménage au troisième étage du 3050 Edouard-Montpetit.

face au piétinement des négociations, l’Assemblée générale dote le SCCCUM d’un premier mandat de grève générale illimitée. La grève a lieu du 4 au 11 mars 1987. La convention collective de 1987 permet une rémunération de 3432,75 par charge de trois crédits, à la session d’automne 1988.

l’Assemblée générale entérine la création d’un Conseil syndical dont les membres (dits délégués syndicaux) seront élu.e.s par des réunions d’unité : une assemblée annuelle pour chaque département, école, ou Faculté non-départementalisée. La participation aux assemblées d’unité étant insuffisante, le Conseil exécutif recommande l’abolition du Conseil syndical au début de 1992, recommandation entérinée par l’Assemblée générale en mai 1992.

l’Assemblée générale élit François Cyr à la présidence. Le nouvel exécutif propose aux membres un projet syndical « axé sur la plus grande participation des membres ». Le cœur du projet est une campagne de communication visant à transformer l’image des personnes chargées de cours. Le journal syndical L’INFO-SCCCUM assume une part importante de cette campagne ; sa nouvelle politique éditoriale est annoncée dans l’édition de la session d’automne 1988.

l’assemblée générale du SCCCUM acquiesce à un mandat de grève générale illimitée. La mobilisation de l’automne 1989 a mis en évidence le besoin d’un rattrapage avec les conditions de travail et salariales du réseau de l’Université du Québec.

l’Assemblée générale ratifie l’entente de principe qui augmente le traitement des membres de 40 % sur trois ans. La seconde convention collective du SCCCUM est signée le 22 octobre. 

l’Assemblée générale SCCCUM accepte d’intégrer les personnes superviseures de stage à l’unité d’accréditation SCCCUM.

Durant l’année 1994-95, 2248 enseignant.e.s contractuell.e.s membres du SCCCUM enseignent 58 % des cours offerts au premier cycle à l’UdeM. Incluant la quasi-totalité des cours à la Faculté de l’éducation permanente, mais aussi plus de 50 % des cours en aménagement, médecine dentaire, optométrie, sciences infirmières, musique, et sciences de l’éducation. 40 % de ces personnes ont au moins 10 points d’ancienneté, et 38 % sont en double emploi. 50 % déclarent avoir publié un article scientifique, un livre ou un manuel au cours des 5 dernières années.

après neuf mois de négociation l’Assemblée générale du SCCCUM adopte un mandat de grève perlée d’une semaine, qui aura lieu durant la session d’hiver 1996. À l’automne 1996 l’AG adopte un mandat de grève générale illimitée.

entente de principe entre le SCCCUM et l’UdeM. Entérinée 20 octobre 1995, la nouvelle convention collective est signée le 6 décembre 1996.

Le SCCCUM et l’Université de Montréal conviennent d’un processus de négociation continue, qui a pour effet de prolonger la durée de la convention collective jusqu’en août 2003. Renouvelé par lettre d’entente en février 2003, le Comité de négociation continue (CNC) est prolongé jusque fin 2005, alors que la convention collective est prolongée jusqu’en août 2006.

Signature de la nouvelle convention collective, en vigueur jusqu’en août 2009.

Signature de la nouvelle convention collective, en vigueur jusqu’en juillet 2013. Durant l’hiver 2010, cette négociation a nécessité la plus longue grève de l’histoire du Syndicat.

L’info-SCCCUM fait peau neuve. Le journal du SCCCUM s’intitule désormais Le Quorum.

Le recteur Guy Breton annonce la création d’un nouveau vice-rectorat au développement académique et à la transformation institutionnelle. Son titulaire sera Gérard Boismenu, jusqu’alors doyen de la FAS.

Sur proposition du chargé de cours Frédéric Kantorowski et du professeur Samir Saul, l’Assemblée universitaire crée un Comité d’étude du projet de transformation institutionnelle. Le CEPTI siègera jusqu’en 2018 et recommandera notamment des amendements aux Statuts de l’Université. Deux personnes membres du SCCCUM y siègent.

Au terme de consultations des membres, le SCCCUM dépose un mémoire dans le cadre de la consultation pour la transformation institutionnelle de l’Université de Montréal. À cette occasion le SCCCUM souhaite valoriser et sécuriser le statut des personnes membres, notamment avec davantage de soutien pour la recherche (et la création) des personnes chargées de cours, avec une représentation augmentée aux les instances de l’Université, ainsi qu’une plus grande participation aux décisions conséquentes pour l’enseignement universitaire.

Signature de la nouvelle convention collective, en vigueur jusqu’en juillet 2021.

Sanction de la nouvelle charte de l’Université de Montréal, une première mise à jour depuis 1967. Pour faire valoir nos intérêts, le SCCCUM a présenté un mémoire devant la Commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée nationale du Québec, le 6 décembre 2017.

L’Assemblée universitaire recommande des modifications aux Statuts de l’Université. À la fin de 2016 le Conseil de l’Université a entériné un Groupe de travail sur la refonte des Statuts. Le GTRS siègera d’avril 2017 à 2018. Son rapport sera reçu par le CEPTI qui présentera ses propres recommandations à l’Assemblée universitaire. Celle-ci reçoit et recommande à son tour les propositions de modifications sur 8 séances entre avril et juin 2018. Ces modifications ont notamment pour effet d’augmenter la représentation des personnes membres du SCCCUM aux assemblées départementales et conseils de faculté.

Pour ralentir la propagation du virus COVID-19, le gouvernement du Québec ordonne la fermeture des établissements d’enseignement. Le même jour l’Université de Montréal suspend les activités d’enseignement et le travail sur le campus. La modalité pandémique d’enseignement à distance débute le 21 mars, se poursuivra jusqu’à l’été 2021, et reprendra brièvement au début de la session hiver 2022. 

Échange des cahiers de demandes entre les comités de négociation SCCCUM et UdeM, ce qui met en marche la négociation 2022-24.

L’Assemblée générale ratifie l’entente de principe pour le renouvellement de la convention collective, survenue le 13 mars 2024. Signée le 5 juin, cette entente obtient pour les membres des augmentations de 24 % sur sept ans, dont 14,5 % dès le premier mai 2024, incluant des augmentations rétroactives depuis 2021. Les augmentations de 2024-27 sont tributaires du travail à la table de négociation et de la mobilisation historique du Front commun des travailleuses et travailleurs du secteur public à l’automne 2023.